Bienvenue à vous
Je demeure au HAVRE. Ville ouverte sur toutes les mers, sur toutes les terres, et sur le monde entier.
Je mets à votre disposition :
- des 
HOMELIES (dimanche, obsèques, mariages) - des REFLEXIONS (sur le Bonheur, sur la Prière, sur l'Eglise)
- des
TEXTES à lire aux funérailles  - des DIAPORAMAS sur la PRIERE
- des 
PHOTOS (la petite église de LA FONTELAYE, la Ville et le Port du HAVRE)
- des 
STATISTIQUES sur l'Eglise catholique en France et dans le Monde

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, de vos critiques, de vos suggestions. Elles seront toujours bienvenues et prises en considération.

ACTUALITES 

 

Un matin calme et serein

(à la mémoire du Père Jacques HAMEL, assassiné dans son église)

 

En cette année deux mil seize.

Mardi 26 juillet, neuf heures.

 

A Saint Etienne du Rouvray.

La messe vient de commencer.

Un vieux couple et trois religieuses

Sont présents dans la vieille église :

Une très modeste assemblée.

 

Et le prêtre prend la parole :

"Reconnaissons notre péché".

Ils disent : "Seigneur prends pitié".

"Ceux qui comptent sur toi Seigneur,

Tu les protèges, dit le prêtre ;

Sans toi rien n'est fort, rien n'est saint…[i]

 

Une religieuse vient lire

Dans le Lectionnaire habituel :

Nuit et jour, mon regard est triste

Si je m'en viens dans la campagne

Je vois des victimes sans nombre.

Si je vais dans la grande ville,

Voici les souffrants de la faim.

Et tous se demandent pourquoi [ii].

Le Père HAMEL dit l'évangile :

"Le semeur, c'est le Fils de l'Homme,

le vaste champ, c'est notre monde,

le bon grain, ce sont les fidèles,

l'ivraie, c'est les fils du Mauvais,

le semeur d'ivraie, c'est le diable,

la moisson, c'est la fin des temps,

les moissonneurs, ce sont les anges [iii] ".

 

Chacun garde un temps de silence

Pour méditer sur ces paroles.

Puis, à l'autel, le prêtre entame

La Prière d' eucharistie,

En mémorial du sacrifice

De Celui à qui le bon Père

A consacré toute sa vie :

" Ce pain est mon corps partagé,

ce vin est mon sang répandu"

 

C'est alors qu'entrent dans l'église

Deux jeunes hommes, l'air décidé.

Ils s'avancent jusqu'à l'autel.

Portent la main sur le vieux prêtre,

D'un mot le font mettre à genoux,

Appliquent un couteau sur sa gorge,

"Va t'en Satan", dit Jacques HAMEL.

Le couteau entre dans la chair,

Le sang jaillit. Le Père est mort.

Il gît à terre, bras en croix.

 

"C'est la mort de l'agneau qu'on mène à l'abattoir [iv] "

La mort du Christ cloué à la croix d'infamie.

La mort des déportés dans les chambres à gaz

Avant d'être jetés dans les fours crématoires.

La mort de ces Chrétiens dont on a pris la vie

         Depuis les temps anciens jusqu'à ceux d'aujourd'hui.

La mort des Musulmans dans les temps de Croisade.

La mort des Protestants aux Guerres de religion.

La mort des innocents au soir de la Commune.

La mort des torturés des barbaries ignobles,

Victimes de la haine et de la violence.

 

Et je comprends ceux-ci qui posent la question :

Mais dis-nous donc, Seigneur, pourquoi et jusqu'à quand ?

                  

Jean-Paul BOULAND

 

[i]  L'oraison du début de la messe ce jour-là.

[ii] La première lecture de ce mardi (Jérémie 14, 17-22)

[iii] L'Evangile de ce mardi (Matthieu 13,36-43)

 [iv] Dans le Livre d'Isaïe (53,12)

 

 
 
REFLEXIONS en PATCHWORK

 

Un patchwork est une technique de couture qui consiste à assembler plusieurs morceaux de tissus de tailles, formes et couleurs différentes pour réaliser différents types d'ouvrages. Le patchwork peut être utilisé pour réaliser plusieurs types d'objets ou d'éléments de literie comme les courtepointes (c'est particulièrement le cas en Amérique du Nord). Par analogie, le mot s'emploie aussi pour un assemblage d'éléments hétéroclites. Exemple : un patchwork de populations (définition Wikipedia)

Il s'agit ici d'une suite de réflexions, d'impressions, de définitions, d'évènements, de figures, apparemment hétéroclites, mais qui ont en commun de se rapporter, soit à l'Eglise, soit à la Prière, soit au Bonheur. (cliquer sur chaque icône)

l' EGLISE     la PRIERE    le BONHEUR

 
LA FONTELAYE     La petite église au fond du hameau

 

 

           

Une toute petite église de campagne, à LA FONTELAYE, quelque part au cœur du Pays de Caux, en Normandie. Elle inspira, dit-on, en 1902,  à Charles FALLOT,  la fameuse chanson, mise en musique par  Paul DELMET, et interprétée par Jean LUMIERE, dans les années 1930 :

Je sais une eglise au fond du hameau

Dont le fin clocher se mire dans l'eau

Dans l'eau pure d'une rivière

Et, souvent lassé du monde et du bruit

J'y viens à pas lents, bien loin de tout bruit

Faire une prière.

Je suis profondément attaché à cette église, parce qu'elle fut celle d'une branche de mes ancêtres (maternels) du 16° au 19° siècle. C'est dans cette église que s'enracine la foi de ma famille. C'est là que mes aïeux, laboureurs, fileuses, domestiques, tisserandes, bergers… furent baptisés; là qu'ils furent catéchisés. C'est dans cette église qu'ils célébraient baptêmes, mariages et funérailles. Aucun n'était "de noble extraction", aucun n'était intellectuel (je n'en ai trouvé qu'un seul, sur trois siècles, qui sût lire et écrire). Tous furent des chrétiens très simples.

(Voir le menu : PHOTOS - LA FONTELAYE